L'Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

publié le 20 juillet 2017

L’AVC, qu’est-ce que c’est ?

L’Accident Vasculaire Cérébral est une maladie neurologique, qui se passe donc au niveau du cerveau. On en distingue deux types :

  • Ischémique

L’obstruction d’une artère par un caillot sanguin est la cause la plus fréquente des AVC, elle représente 80% des AVC.

  • Hémorragique

Plus rarement une hémorragie provoquée par la rupture d’une artère dans le cerveau (20% des cas)

Qu’une artère cérébrale se rompe ou se bouche, le résultat est identique : une partie du cerveau n’est plus alimentée en sang. Or c’est le sang qui véhicule l’oxygène et les nutriments indispensables à la vie. Si on ne rétablit pas très rapidement la circulation sanguine, la zone irriguée par l’artère défaillante sera irrémédiablement détruite.

L’AVC est donc au cerveau ce que l’infarctus est au coeur.

À savoir que les accidents vasculaires cérébraux font deux fois plus de morts que la circulation automobile et ils laissent souvent les survivants meurtris par des handicaps majeurs.

Vous avez peut-être déjà entendu parler d’un AIT (Accident Ischémique Transitoire). C’est un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique à la suite duquel la circulation sanguine est rapidement rétablie et dont les symptômes disparaissent dans les 24 heures. En d’autres mots, il s’agit d’un mini accident vasculaire cérébral dont vous récupérez rapidement.

Les Origines

L’hypertension artérielle est le principal facteur de risque d’AVC.

Il existe d’autres facteurs qui font courir le risque de faire un accident vasculaire cérébral : certaines maladies du coeur, le diabète, le tabagisme, un taux élevé de cholestérol dans le sang, l’alcoolisme. On peut agir efficacement sur ces facteurs et en particulier sur une tension artérielle trop élevée.

Les personnes ayant eu un AIT risquent fortement de faire un AVC : 3 % environ dans la semaine qui suit, 8 % environ dans les trois mois.

Quelques chiffres…

En France, plus de 7 millions de personnes souffrent d’hypertension artérielle.

En 20 ans, les AVC ont touché 4 fois plus de personnes que le Sida dans un pays comme la France …

Après un AVC, 1 personne sur 5 décède dans le mois qui suit. Les 3/4 des survivants en garderont des séquelles définitives et 1/3 deviendra dépendant dans la vie de tous les jours.

Concrètement, le 1/4 des patients frappés par un AVC ne reprendront jamais d’activité professionnelle du fait de leur handicap. Un handicap qui peut aussi être psychique : 1/4 également des patients qui ont fait un AVC sont dépressifs.

  • 150 000 AVC chaque année, 1 toutes les 4 minutes
  • 80 % à cause d’une ischémie, 20 % à cause d’une hémorragie
  • 7 millions d’hypertendus en France,
  • L’AVC, une urgence : agir dans les 3 heures. Après 7 heures, les dommages sont souvent irréversibles.

L’AVC ne frappe pas que les personnes âgées.

Chaque année 10 000 à 15 000 personnes de moins de 45 ans en pleine activité voient leur vie bouleversée par un AVC.

Quels sont les signes ? Comment les reconnaître ?

  • Le langage –> difficultés d’élocution (perte soudaine de la parole, difficultés pour parler, pour articuler ou comprendre ce qui est dit)
  • La motricité –> paralysie plus ou moins grave (Faiblesse, paralysie, engourdissement d’un bras, perte de sensibilité du visage, d’un côté du corps)
  • La vue –> troubles de la vision (diminution ou perte de la vision d’un oeil et/ou des yeux; vision trouble)
  • La mémoire, l’équilibre (Instabilité de la marche inexpliquée ou chute soudaine, troubles de l’équlibre, vertiges)

Ces symptômes peuvent apparaître brutalement.
Ils peuvent disparaître tout aussi vite, sans laisser de trace, en moins de 24 heures; il s’agit alors d’un Accident Ischémique Transitoire (AIT), véritable signe avant coureur de l’infarctus cérébral dont l’évolution est imprévisible.

Savoir réagir

L’AVC – tout comme l’infarctus – est une urgence majeure. En agissant très vite, on peut arriver à déboucher le caillot avant que des dégâts irrémédiables ne soient commis.

Pour cela, il suffit d’allonger sa victime et de composer le 15 dès les premiers signes observés.