La Crise d'asthme

publié le 16 mars 2019

Qu’est-ce que l’asthme ?

 

On définit l’asthme comme une maladie respiratoire chronique caractérisée par une inflammation plus ou moins importante des bronches. Durant une crise, la contraction des muscles de la paroi des bronches ainsi que l’importante réaction inflammatoire réduisent l’ouverture des bronches.

 

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Les facteurs déclenchants

 

Tout d’abord, les causes de l’asthme ne sont pas bien connues, même si l’on sait qu’il existe à la fois des facteurs de risques génétiques et environnementaux. On dit alors que c’est une maladie multifactorielle. Néanmoins, une personne présentant ce seul facteur prédisposant génétique, sans être exposée à un environnement favorable à l’asthme, ne sera pas asthmatique.

 

Les facteurs suivants peuvent contribuer à déclencher une crise d’asthme ou à aggraver la gêne respiratoire, mais ils ne sont pas la cause encore une fois de l’asthme.

  • Des allergènes aériens (poussières, pollen, poils d’animaux, acariens).
  • Des polluants aériens (irritants en milieu de travail, fumée de feu de bois, gaz d’échappement, pollution atmosphérique, etc.).
  • La fumée du tabac.
  • Des aliments (allergies alimentaires) ou des additifs alimentaires, comme les sulfites.
  • Certains médicaments (aspirine et autres médicaments anti-inflammatoires).
  • Des infections des voies respiratoires (rhume, bronchite, sinusite, etc.), car elles engendrent une inflammation locale.
  • L’exercice physique, surtout s’il est pratiqué à l’extérieur en hiver, lors d’un temps froid et sec.
  • Des émotions fortes (rires, pleurs, colère, excitation), surtout chez les enfants.

 

Les conséquences

 

L’inflammation des voies respiratoires se traduit par la production d’un mucus épais à l’intérieur des bronches, ce qui gêne la circulation de l’air. Parallèlement, les muscles autour des bronches se contractent, entraînant la « fermeture » des bronches. C’est ce qui provoque la gêne respiratoire. Elle se manifeste par une difficulté à respirer, une toux sèche, un essoufflement, une respiration sifflante ou une sensation d’oppression dans la poitrine.

 

Les médicaments peuvent calmer efficacement les crises. Elles peuvent durer de plusieurs minutes à quelques heures. Cependant, elles sont potentiellement dangereuses, surtout chez les personnes fragiles (personnes âgées, souffrant d’une infection respiratoire, etc.). Entre deux crises, la respiration redevient normale.

 

La fréquence et l’intensité des crises d’asthme varient d’un individu à l’autre.

Chez certaines personnes, les crises d’asthme sont rares et n’ont pas de répercussions graves sur la vie quotidienne. Cependant, l’asthme peut devenir plus grave lorsque les crises sont fréquentes et les symptômes, intenses. Dans certains cas, les difficultés respiratoires et l’essoufflement persistent même entre les crises.

 

Voici quelques signes d’un asthme grave ou mal contrôlé :

  • des symptômes durant la nuit;
  • la limitation des activités durant le jour;
  • le besoin d’utiliser des inhalateurs plusieurs fois par jour ou durant la nuit;
  • des crises qui nécessitent une hospitalisation.

 

Les personnes les plus touchées

 

Cette maladie touche environ 5 millions de personnes en France, et est responsable chaque année de près de 60 000 hospitalisations (38 000 chez les asthmatiques de plus de 15 ans) et presque 1 000 décès.

Depuis les années 1960, l’asthme est en progression constante dans les pays industrialisés, où l’on estime qu’il touche 5 % à 10 % de la population française. Les femmes semblent légèrement plus touchées que les hommes (9,4 % contre 6,7 %).

 

Ensuite, deux périodes de la vie semblent plus propices à l’apparition de l’asthme : l’enfance et le début de la quarantaine.

Chaque année, en France, environ 500 adultes meurent des suites d’une crise d’asthme. Une bonne gestion de la maladie permettraient d’éviter la plupart de ces décès.

 

Enfin, c’est la première maladie chronique de l’enfant, 1 sur 8 en est atteint (entre 8 à 12 % des enfants de 11 ans et moins) présentent des symptômes d’asthme. Heureusement, environ la moitié de ces enfants deviendront complètement asymptomatiques au cours de l’adolescence. Ils resteront tout de même des personnes à risque.

 

Que faire ?

 

Si votre victime est consciente :

  • La soustraire aux facteurs qui pourraient avoir déclenché la crise (atmosphère enfumée, polluée, poussière).
  • mettre la victime au repos en la rassurant. L’installer dans la position où elle se sent le mieux pour respirer (position assise ou demi- assise), dégrafer tout ce qui pourrait gêner sa respiration.
  • aider la victime à prendre le médicament prescrit pour la crise s’il en a en sa possession. Il est le plus souvent administré à l’aide d’un aérosol doseur (bronchodilatateur);
  • administrer de l’oxygène en inhalation si nécessaire ;
  • demander un avis médical en transmettant le bilan ;
  • surveiller la victime, particulièrement sa respiration.

 

Si votre victime est inconsciente :

  • En l’absence de respiration, débuter une réanimation cardio-pulmonaire en alertant le plus rapidement possible les services d’urgence adaptés.